Les Audacieuses

Branding · Webdesign · 2025
Type
Branding, webdesign
Année
2025
Mon rôle
Direction artistique, identité visuelle, UI/UX
Livrables
Logo, charte, print, site web
Outils
Illustrator, Figma, Photoshop

01Situation

Une académie qui aide les femmes à oser, avec une image qui n’osait pas encore.

Ma cliente : la fondatrice des Audacieuses Académie, psychologue du travail spécialisée dans les transitions professionnelles. Six mois de projet, de décembre à juin, au sein d’une équipe réunissant design, webmarketing et développement ; j’étais en binôme sur l’identité et le webdesign.

Son programme Panorama accompagne pendant 12 semaines des femmes, souvent des mamans de 20 à 65 ans, qui veulent changer de voie ou retrouver l’équilibre entre vie pro et vie perso.

Tout avait été construit à la main, avec cœur, mais sans vraie cohérence. Elle voulait passer un cap.

Pour une marque d’accompagnement, l’image n’a rien d’un détail : c’est souvent le premier signe de confiance. Avant de confier sa reconversion à quelqu’un, on regarde s’il a l’air sérieux, et si l’on s’y sent à sa place.

02Tâche

Donner à l’audace une image à sa hauteur.

La cliente était ouverte à une nouvelle charte, avec quelques envies claires : une identité minimaliste et bohème, moderne, inspirante, qui marque, et des couleurs proches de son violet, de son orange et de son vert.

Les Audacieuses, cartes de visites
Les Audacieuses, embossage

Je devais faire ressentir l’audace, la confiance et l’empowerment, avec des images dans lesquelles ses clientes puissent se reconnaître. Puis faire vivre tout ça jusque sur son site.

Tout a commencé par un audit du site existant : une navigation peu intuitive, une prise de rendez-vous difficile à trouver, un design qui manquait de modernité et ne reflétait ni l’audace ni la confiance. Nous avons aussi passé au crible quatre acteurs de l’accompagnement professionnel, pour repérer ce qui rassure, ce qui inspire, et ce qui manquait à tout le monde : une approche vraiment humaine et émotionnelle.

Le point le plus délicat, c’était la cible : des femmes de 20 à 65 ans, avec des parcours très différents, parfois éloignées des outils numériques. L’identité devait inspirer sans intimider, et surtout éviter l’image trop lisse de la « femme qui réussit », dans laquelle personne ne se reconnaît vraiment.

03Action

Un papillon pour signature

Le logo repose sur un monogramme : deux « a » qui, réunis, dessinent un papillon. Le symbole du renouveau, et le chemin exact des femmes accompagnées : quitter l’incertitude pour s’épanouir.

En dessous, Playfair Display, une typographie à empattements élégante, pose « audacieuses » au centre ; Mutlu, une écriture manuscrite, apporte « académie ». Le sérieux d’un vrai accompagnement, la chaleur d’une main tendue.

Le logo existe en trois versions : complète pour les supports officiels, secondaire sans la signature manuscrite pour les petits formats, et le papillon seul en submark, pour les réseaux sociaux ou le favicon. Autour de chacune, une zone de protection égale à la hauteur du monogramme.

La marque existait déjà, même de façon artisanale, et sa communauté y était attachée. D’où une évolution plutôt qu’une rupture : les mêmes familles de couleurs, en plus affirmé ; le même esprit, en plus structuré.

Une palette où chaque couleur a un rôle

J’ai gardé l’esprit de sa palette en la rendant plus sûre d’elle : un orange qui attire l’œil et dit l’audace, un violet profond qui apporte le contraste et la confiance, un vert foncé pour l’ancrage. Le beige et le blanc cassé apaisent, le noir structure.

Pour les textes, Montserrat, une linéale moderne, garantit la lisibilité des paragraphes.

Des motifs dérivés du logo, papillons, fleurs et vagues, prolongent l’univers : la douceur, le mouvement, et la nature cyclique des transitions de vie.

Une marque qu’on peut toucher

Cartes de visite embossées, marque-pages : l’identité sort de l’écran.

Des objets simples, soignés, qui prolongent l’accompagnement et donnent à l’académie une présence plus précieuse.

L’embossage apporte ce que l’écran ne peut pas donner : un relief qu’on sent sous les doigts. Pour une académie qui parle de confiance, remettre un bel objet, c’est déjà montrer l’attention qu’on porte à la personne.

Un site qui donne envie de faire le premier pas

La page d’accueil pose la promesse dès la première seconde : « Un pas audacieux pour une vie professionnelle épanouie ». Les témoignages arrivent dès le premier écran, pour rassurer tout de suite.

Le bouton « Réserver un appel » est fixé dans l’en-tête, présent sur toutes les pages. Une lumière douce, des femmes au travail, une navigation épurée : tout est là pour qu’on se projette, et qu’on ose écrire.

Le site est intégré sur WordPress avec Elementor, et accompagné d’un guide d’utilisation : la cliente peut le faire vivre seule, sans dépendre de personne.

Les Audacieuses, marque page
Les Audacieuses, mains

Tester avant de livrer

Avant l’intégration finale, nous avons fait tester la maquette par vingt femmes représentatives de la cible : des mères, des femmes actives, des seniors.

Les résultats étaient encourageants : 18 sur 20 ont compris tout de suite à qui s’adressait le site, 90 % ont apprécié le ton, et la maquette a obtenu une note moyenne de 8,45 sur 10.

Mais les tests ont aussi révélé ce qu’on ne voyait plus. Seules 9 testeuses sur 20 savaient expliquer ce qu’était le programme Panorama. Les boutons d’action, trop semblables, ne donnaient pas envie de cliquer. Sur mobile, les textes étaient trop petits pour certaines femmes de plus de 45 ans, et le calendrier de rendez-vous défilait à l’horizontale sans flèche pour l’indiquer.

Nous avons donc réécrit les libellés, renforcé la hiérarchie visuelle, et agrandi les textes et les espacements sur mobile. Un test ne sert pas à confirmer qu’un design est réussi : il sert à trouver ce que ses créatrices ne voient plus.

Les Audacieuses, site

04Résultat

Une identité renouvelée, une charte complète, des supports imprimés, et un site testé, corrigé et remis à la cliente avec de quoi le faire vivre en autonomie. Notre proposition a fait partie des projets finalistes présentés à la cliente.

Travailler en direct avec une cliente m’a appris à écouter avant de dessiner, et à défendre mes choix avec conviction.

Et surtout qu’une direction artistique ne se défend pas avec des goûts, mais avec des raisons : chaque choix doit pouvoir s’expliquer par le besoin de la cliente, par celui de ses clientes, et par ce que les tests nous apprennent.