Level Up

Jeu de société · 2024
Type
Jeu de société, branding
Année
2024
Mon rôle
Direction artistique, capitaine d’équipe
Livrables
Logo, plateau, cartes, règles, packaging
Outils
Illustrator, Photoshop, Figma

01Situation

Tout le monde utilise Internet. Presque personne ne sait vraiment comment il marche.

Avec mon équipe, j’ai conçu Level Up, un serious game entièrement en anglais pour sensibiliser de jeunes étudiants du numérique.

Notre sujet : Internet et ses usages. Un outil qu’on a en permanence dans la poche, mais dont on connaît mal les coulisses et les pièges.

Le défi était pédagogique autant que graphique : parler de phishing, de mots de passe, de fake news ou d’impact environnemental du numérique à une génération qui a grandi avec un smartphone, sans tomber dans le cours magistral.

02Tâche

Faire un jeu qui donne envie d’apprendre, avant même d’ouvrir la boîte.

De 2 à 6 joueurs, 30 à 45 minutes, aucune connaissance préalable, et tout en anglais.

Level Up, boite
Level Up, gameboard

J’étais capitaine de l’équipe, référente sur le sujet et responsable des règles. J’ai aussi porté l’identité visuelle, pour que le jeu soit aussi désirable que pédagogique : le logo, le plateau, les cartes et la boîte.

Il fallait aussi savoir ce qu’on ne ferait pas. Pas de programmation avancée, pas de blockchain ni d’intelligence artificielle : des notions de base et intermédiaires, que chacun peut s’approprier en une partie.

Tout en anglais, cela voulait dire que tous les joueurs ne liraient pas avec la même aisance. Le graphisme devait porter une partie de l’information à la place du texte : si l’on comprend une carte avant même de la lire, la partie reste fluide pour tout le monde.

03Action

Un nom qui monte

« Level Up », et une flèche glissée dans le « Up ». Le logo dit tout de suite ce que le jeu promet : progresser.

Le nom emprunte au vocabulaire du jeu vidéo, que le public connaît par cœur. Il transforme l’apprentissage en montée de niveau : on ne révise pas, on progresse.

Simple, affirmé, il tient aussi bien sur la boîte que sur les cartes.

Une couleur pour chaque monde

Quatre familles de questions : culture web, sécurité et vie privée, technologies et outils, éthique et impact environnemental.

Chacune a sa couleur et son motif. On s’y retrouve d’un coup d’œil, sur les cartes comme sur le plateau. Ici, le graphisme fait partie des règles.

Le motif n’est pas décoratif : il double l’information portée par la couleur. Une partie des joueurs distingue mal certaines teintes, et l’éclairage d’un salon change la perception. Deux indices valent mieux qu’un.

Des règles qui parlent le langage du web

À chaque tour, on choisit une famille et un niveau de difficulté, de 1 à 5. Bonne réponse : on avance d’autant de cases. Mauvaise réponse : on reste sur place. Chaque question devient un petit pari entre prudence et ambition.

Les cases QR code ajoutent le hasard. On scanne, et on découvre son sort : une carte « Hacker » pour voler un bonus à un adversaire, ou au contraire une « Error 404 » qui fait reculer, une « Slow Connection » qui fait passer son tour, une « Phishing Attempt » qui laisse un autre joueur choisir votre prochaine question.

Même les pions sont libres : un trombone, une pièce, un bonbon. Le jeu se lance avec ce qu’on a dans la poche.

Nommer les bonus et les pénalités avec le vocabulaire du web, c’est faire passer une notion sans la réciter. Un joueur qui subit une « tentative de phishing » comprend, en la vivant, ce que c’est de laisser quelqu’un d’autre décider à sa place.

Un jeu qui déborde de la boîte

Plateau, cartes, règles, boîte : l’identité se déploie partout, vive et graphique, sans jamais sacrifier la lisibilité.

Sur une carte de jeu, la hiérarchie est vitale : on doit repérer la famille, puis la question, puis la réponse, dans cet ordre et sans hésiter. Chaque carte fonctionne comme une petite interface, où le regard suit un chemin précis.

Level Up, cartes
Level Up, rules

04Résultat

Un jeu de société complet : un plateau, 40 cartes de questions, des règles illustrées et un packaging.

Level Up m’a montré qu’une identité peut aussi guider un usage : ici, les couleurs, les formes et même les mots aident à jouer.

Il m’a aussi appris quelque chose sur mon rôle : être capitaine, c’est tenir une vision commune tout en laissant chacun apporter la sienne. Une compétence qui compte autant que le dessin dans le métier de directrice artistique.