J’ai ensuite cherché comment traduire différentes notions de physique en interactions simples à comprendre.
Le premier niveau explore le confinement des quarks à travers le tracé : l’utilisateur suit du doigt les liens qui unissent les quarks à l’intérieur d’un proton. Quand il tente de les étirer pour en isoler un, l’énergie accumulée finit par créer une nouvelle paire de quarks. C’est l’échec même de son geste qui lui apprend qu’un quark ne peut pas exister seul.
Le deuxième met en scène la force électromagnétique : le doigt agit comme un aimant invisible. Sans jamais toucher les particules chargées, l’utilisateur guide une bille grâce à l’attraction et à la répulsion, et comprend intuitivement qu’une force peut s’exercer à distance.
Le troisième aborde la nucléosynthèse : en faisant glisser des atomes les uns vers les autres, l’utilisateur provoque leur fusion, dans une mécanique proche du jeu 2048. Chaque fusion crée un élément plus complexe, comme au cœur des étoiles.
Ces trois expériences construisent un parcours allant du plus petit au plus grand : ce qui relie l’invisible, ce qui agit à distance, puis ce qui construit la matière visible.
Emprunter des mécaniques connues, le tracé, le glisser, la fusion façon 2048, n’a rien d’un raccourci : c’est ce qui rend l’application immédiatement prenable en main. L’effort de compréhension se concentre sur la physique, pas sur la manière de jouer.
Chaque thème a sa couleur, qui englobe tous ses mini-jeux : rouge pour les quarks, vert pour l’électromagnétisme, orange pour la nucléosynthèse. Sur le même fond sombre et granuleux, traversé de dégradés, on sait toujours dans quel chapitre de la matière on se trouve.