J’ai conçu les pièces qui font exister la campagne : le logo de la Silent Season, les affiches, le carnet, la boussole et l’appareil photo jetable. Des objets plutôt que des écrans, pour une campagne qui parle de déconnexion.
Le produit, d’abord. Pour tout achat d’un sac technique KOMIT.TR, pensé pour les longues randonnées en refuge, Picture offre le kit Silent Season : un carnet 15×21 cm en papier recyclé, avec les cartes topographiques des refuges partenaires, une pochette pour garder une feuille, un billet de refuge ou une photo argentique, et des consignes imprimées : « Décris une odeur », « Dessine le vent », « Colle la neige ». Le tout accompagné d’une boussole assortie.
L’expérience, ensuite. Beyond the Frame, c’est un week-end en montagne sans téléphone, pour 40 à 60 participants, dans trois stations partenaires. Au départ, les téléphones sont scellés dans une pochette, remplacés par un appareil photo jetable. Au programme : randonnée guidée jusqu’au refuge, ateliers d’orientation sans GPS et de lecture météo, carnet collectif, et récits de gardiens et de guides au coin du feu.
La diffusion, enfin. Des affiches en magasins, et trois médias outdoor, Snowflike, Wider et Kairn, invités à vivre l’événement avant de le raconter à leurs communautés. Privilégier la profondeur à la portée, l’engagement à l’exposition.
La campagne ne se documente pas elle-même, et c’est sans doute son choix le plus important. Une marque qui demande à sa communauté de ne pas exposer ses moments en montagne ne peut pas inonder les fils d’actualité de ces mêmes moments. Dans un secteur où le greenwashing est devenu un réflexe, cet alignement entre ce que la marque dit et ce qu’elle fait est le message.